REPORTAGE France 3 🖍️ | La Région Grand Est a récemment organisé une nouvelle journée autour du dessin de presse à la Duduchothèque située à Châlons-en-Champagne, ville natale de Cabu. L’occasion pour des élèves de suivre un parcours pédagogique autour de la caricature.
Au commencement du dessin de presse, il y a la caricature. C’est cette représentation très subjective de soi ou de l’autre. Ces lycéens l’ont parfaitement compris. « Même si ça fait parler à beaucoup de gens, je trouve que ça a un air humoristique et il n’y a pas de mal. Il ne faut pas trop être diffamé pour respecter la loi, mais on peut rire de tout ».
C’est la dessinatrice Coco en personne qui a assuré la Masterclass. « Je me dessinerai à peu près comme ça. Est-ce que vous êtes à peu près d’accord avec ça ou ça va ? » Expliquer feutre en main la mécanique du dessin de presse et sa finalité. Rapporter un fait d’actualité tout en ironie. « C’est très efficace le dessin de presse. Quand on le voit tout de suite, immédiatement, on a une image. Comme Cavanna disait, un bon dessin de presse, c’est un petit point dans la gueule. Mais c’est vrai que c’est ça. C’est le truc qu’on va retenir tout de suite. On a envie de discuter de ça avec eux parce que parfois, les jeunes sont souvent avec cette réflexion de dire qu’il faut respecter. Or, nous, on leur dit que bien sûr, on respecte les gens. Mais par contre, on n’est pas obligé de respecter les idées. Justement, on peut y aller. On peut critiquer. On peut bousculer. Là, on peut sauter sur le terrain des idées. On peut faire énormément de choses. »
S’il est un esprit critique qui ne sait jamais se prier pour dessiner sa pensée, c’est bien Cabu. « J’ai découvert les maîtres et influenceurs de Cabu, son type de musique, son fils, les journaux où est-ce que ça a été publié. On peut voir un petit peu d’où viennent ses inspirations et comment, lui, est-ce qu’il dessinait et exprimait ce qu’il pensait ».
À travers ses rencontres et derrière les dessins, c’est de liberté d’expression dont il sera question au cours de ce parcours initiatique sur la caricature et le dessin de presse.
« L’idée, c’est de leur faire décrypter les dessins de presse, débattre des sujets de société et d’actualité et puis les encourager aussi à la création ». L’association Dessinez Créez Liberté entretient l’esprit Charlie depuis dix ans. Elle défend l’idée que les caricatures et les dessins de presse sont des outils d’information.
